De l’origine des institutions. Vie et mort des agencements sociaux – PUF, 2009

L’auteur interroge ici la nature de l’institution : est-elle une espèce comme une autre ? Peut-on la concevoir comme une forme particulière de solidarités humaines soumise à la sélection naturelle ? Répondre à cette question suppose d’étudier les agencements sociaux à partir de leurs mouvements en faisant varier notre focale d’observation. Un peu comme un biologiste qui veut caractériser une myriade de cellules en culture et découvre, de près, que les frontières s’effacent, deviennent imprécises et inconsistantes. L’institution ne semble plus qu’une détermination parmi d’autres assemblages sociaux possibles. Ce collectif isolable et délimité apparaît alors comme une matière sociale en mouvement, dénuée de bords et de coutures…

Table des matières

Préface

Avant-propos

Introduction. — Pourquoi la girafe a-t-elle un long cou ?
Petit préambule autour des espèces et autres agencements sociaux
L’institution en question : un détour par l’histoire naturelle pour discuter de cet agrégat social
L’institution en émergence : pourquoi existe-t-il des agrégats sociaux, plutôt que rien ?
L’institution en évolution : repérer les paliers classificatoires
Les sciences du politique et la texture de la matière sociale

Première partie. — La fabrique de l’histoire
Réflexions sur le pouvoir du monde écrit. Faire, dire et représenter l’histoire
Le régime historiographique : produire un récit certifié des phénomènes sociaux
« Dire l’histoire » : pourquoi les faits passés sont-ils reliés entre eux ?
« Faire l’histoire » : pourquoi les faits passés existent-ils encore aujourd’hui ?
« Représenter l’histoire » : pourquoi les faits passés sont-ils partagés par tous ?
Produire la vérité historique. Quand le thermomètre fonde une agence d’État

Seconde partie. — La fabrique de l’action collective
Réflexions sur le pouvoir de la solidarité. Désirer, développer et inscrire durablement l’action collective
Le régime de la monstration : des formes élémentaires de coopération à la puissance publique
Désirer l’action collective : pourquoi les acteurs agissent-ils solidairement ?
Développer l’action collective : pourquoi les solidarités diffèrent ?
Inscrire durablement l’action collective. Ce que convaincre veut dire
Produire un agrégat social aux contours nets : le rôle central de la calibration

Conclusion. — La girafe a un long cou parce qu’il y a plusieurs manières d’être un tout
Esquisse d’une texturologie du social
Le désir comme énergie pratique de solidarité
Plaidoyer pour une sociologie institutionnelle : l’échelle de Jacob des institutions

Bibliographie

Annexes

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