La rhapsodie du vivant

Virginie TOURNAY, La rhapsodie du vivant. Temps biologiques, temps vécus et temps sociaux, Le vivant, Lux – revue d’études et de recherche, Suprême Conseil Féminin de France. GLFF, n°3, novembre 2014.

Et si nous sortions des représentations spatialisées du monde vivant pour en privilégier une lecture temporelle ? Cette triple grille d’observations, composée des temps biologique, subjectif et social, nous apporte un regard singulier sur le vivant. Le temps n’est pas uniquement un cadre immuable à l’intérieur duquel des choses se produisent (temps newtonien), mais une dimension particulière de chaque système en évolution. Le temps du vivant est ainsi intrinsèquement lié à des lois d’évolution supportant différents niveaux de la réalité : le vivant comme espèce et individu ; comme conscience d’être soi et connecté au monde extérieur ; ou encore comme être au monde, acteur de l’histoire et sujet parmi d’autres des mondialisations. La temporalité du vivant, comprise dans cette triple dimension, n’est pas une symphonie conjuguant plusieurs mouvements harmonieux auxquels chacun devrait se conformer. Elle se rapproche davantage d’une composition musicale libre, appuyée sur un fond rythmique ancien et partagé, telle une rhapsodie. À chacun la difficile mais passionnante mission de composer son propre récital !

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